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l'abri du marin

programme restructuration de l'Abri du marin de Douarnenez en centre culturel + hébergement

lieu Douarnenez, France

client privé

architecte Heros Architecture

surface 610 m2

budget N.C.

mission complète

date 2019

particularité bâtiment inscrit au titre des monuments historiques

 

Bâti en 1912 et inscrit au titre des Monuments historiques depuis 2007, le 51 de la rue Henri Barbusse est l'un des onze abris de marins construits dans les ports du Finistère et du Morbihan, à l'initiative du philanthrope Jacques de Thézac, entre 1900 et 1952. Chargés d'histoire maritime, les murs de l'ancien abri attendaient une nouvelle vie culturelle, en phase avec l'évolution de la ville. Son nouveau propriétaire souhaite créer un cadre polyvalent, ouvert aux habitants de Douarnenez et à ses visiteurs. C’est dans ce contexte, riche en patrimoine et héritage culturel, que l’intervention se veut autant sobre et respectueuse que radicalement contemporaine. La conception, dictée par l’économie serrée du projet et la polyvalence recherchée, donne naissance à une coque neutre, non figée et intelligemment équipée pour répondre à une diversité infinie de programmations.

 

Le volume de la grande salle, une fois décloisonné et revêtu de blanc, met en exergue le squelette et codes architecturaux de l’édifice : sol rainuré en béton, pilonnes et corbeaux en pierre de granit, poutres métalliques et plancher bois. La flexibilité programmatique est propice à la transformation de l’espace en lieu d’exposition, de travail transitoire (coworking), mais également en endroit d’accueil d’événements variés. L’escalier métallique existant sépare la partie publique de la partie privée située aux étages où l’on y retrouve un lieu d’hébergements, des espaces pour séminaires, ainsi qu’un appartement privatif au dernier niveau.

 

Un contraste d’ambiance entre le rez-de-chaussée et les niveaux supérieurs est recherché, passant du blanc au noir, du métal au bois. L’intervention à l’étage amplifie l’espace central de la pièce et met en valeur la charpente existante, mise à nu après la dépose des faux-plafonds. Dans cet objectif, les séparatifs classiques entre chambres ont été remplacés par un meuble périphérique qui réinterprète le lit clos traditionnel breton et permet d'intégrer à l'espace les points d'eau et rangements divers.

 

 

Construido en 1912 y declarado Monumento Histórico desde 2007, el 51 rue Henri Barbusse es uno de los once refugios para pescadores construidos en los puertos de Finistère y Morbihan, por iniciativa del filántropo Jacques de Thézac, entre 1900 y 1952. Cargados de historia marítima, los muros del antiguo refugio esperaban una nueva vida cultural, acorde con la evolución de la ciudad. Su nuevo propietario aspira a crear un entorno polivalente, abierto a los habitantes de Douarnenez y a sus visitantes. Es en este contexto, rico en patrimonio y herencia cultural, donde la intervención se busca tanto sobria y respetuosa como radicalmente contemporánea. La concepción, dictada por el ajustado presupuesto del proyecto y la versatilidad perseguida, da lugar a una carcasa neutra, no fijada e ingeniosamente equipada para satisfacer una infinita variedad en la programación.  

 

El volumen de la gran sala, una vez descompartimentado y revestido de blanco, reafirma el esqueleto y los códigos de expresión arquitectónica del edificio: suelo de hormigón estriado, pilares y ménsulas de piedra granítica, vigas metálicas y forjado de madera. La flexibilidad programática favorece la transformación del espacio en un lugar de exposiciones, de trabajo temporal (coworking), pero también en lugar de celebración de eventos varios. La escalera metálica existente separa la parte pública de la parte privada situada en los niveles superiores, donde se encuentran los espacios de alojamiento y seminarios.

 

Se busca un contraste de atmósfera entre la planta baja y los niveles superiores, pasando del blanco al negro, del metal a la madera. La intervención en el piso superior dilata el espacio central de la sala y pone de relieve la estructura de madera existente, expuesta tras la eliminación del falso techo. Con este objetivo, los tradicionales tabiques que separan las habitaciones han sido sustituidos por un mueble periférico que reinterpreta la tradicional “cama mueble” bretona y permite la integración de zonas húmedas y diversos espacios de almacenamiento.